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Le 19-01-2011 © Beskid Info
 La commission chargée d’examiner le rapport MAK sur la catastrophe de Smolensk, survenue le 10 avril 2010, s’est exprimée ce mardi au cours d’une conférence de presse sur les principaux points ayant retenus l’attention de ses membres. Le président de la commission, Jerzy Miller, a souligné vouloir faire toute la lumière sur les éléments sciemment passés sous silence dans le rapport MAK , ledit rapport, établi par la Commission Russe de l’Aviation et qui a rencontré un accueil glacial en Pologne. Selon les résultats de l’enquête menée en Pologne, les contrôleurs de la tour de Smolensk ont commis toute une série d’erreurs. La conférence a débuté par la projection de deux films du vol d’Il 76, accompagnée des échanges entre l’équipage et la tour de Smolensk. L’avion en question, malgré les difficultés, a réussi à se poser sur le tarmac. Les enregistrements concernant le décollage du Tu 154 d’Okecie et son atterissage raté ont suivi. Il en résulte que le premier avion, Il 76, n’aurait jamais du recevoir l’autorisation d’atterrissage, étant donné les conditions météorologiques, rappelons que l’avion a réussi à atterrir à son deuxième essai. Un autre avion, un Jak 40 a réussi a atterrir également peu de temps après Il 76 ; et ce malgré l’interdiction clairement exprimée par la tour de contrôle, ce qui n’a pas empêché le personnel de la tour de féliciter le pilote de Jak pour sa maitrise de l’appareil. Les membres de la commission en déduisent que les conditions météorologiques interdisant toute approche de l’aéroport de Smolensk par l’avion de la présidence polonaise étaient connues avant que l’avion de décolle de l’aéroport de Varsovie. Des informations contradictoires qui ont été fournies aux deux avions, le premier russe, le deuxième polonais, ayant précédé le Tu 154 laissent peser le doute sur l’exactitude des données fournies par la tour de contrôle aux pilotes en approche. Il a par ailleurs été annoncé que le brouillard est tombé sur Smolensk de manière subite, or, les communications enregistrés entre divers intervenants à Smolensk laissent clairement entendre que le mauvais temps était déjà installé à Smolensk au moment du décollage de l’avion de la Pologne et qu’il était même question de le détourner sur l’aéroport de Wnukowo, à Moscou. Il s’avère également, qu’un des officiers présents dans la tour s’est vu interdire de communiquer avec le tupolev polonais, vu la présence de personnes non « autorisées » dans la cabine des pilotes. Il y aurait même une dispute dans l’équipe de la tour, un échange plutôt nerveux, sur le fait de demander à l’avion présidentiel d’annuler le voyage. Au moment de l’approche de l’avion présidentiel, les contrôleurs aériens ont omis d’informer l’équipage du fait, gravissime, que l’avion ne se trouvait pas dans l’axe de la piste d’atterrissage, au contraire, ils ont affirmé que l’approche de l’avion était on ne peut plus correcte. Quand le commandement de l’avion a reçu l’ordre « horizon » il se trouvait 70 mètres plus bas qu’il ne devait être, son parcours s’en trouvant complètement faussé. Par ailleurs, d’après les échanges dans le cockpit de l’avion, ainsi que dans la tour de contrôle, cette dernière a abandonné, à un certain moment, toute idée de guider l’avion en perdition à quelques minutes de la catastrophe. Non seulement, les responsables de Smolensk onta laissé décoller un avion dont ils savaient qu’il n’allait pas pouvoir atterrir, mais des informations pour le moins inexactes, voire mensongères, ont été transmise à l’avion aveugle, qu’on a finalement laissé s’écraser sur le sol avec 96 personnes à bord. Sab
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