
Dimanche 10 avril 2011, il y a un an, c’était un samedi, un samedi que la Pologne n’est pas près d’oublier.
Ce samedi là, la Pologne est devenu orpheline après qu’un avion s’est écrasé à l’atterrissage à l’aéroport de Smolensk.
Ce n’était pas n’importe quel avion, celui là transportait le président polonais, ainsi que son épouse, les membres d’état major polonais, des ministres, des hommes d’affaires, le dernier président polonais en exil, mais aussi des familles, des amis d’autres Polonais qui étaient tombés dans le même secteur quelques 70 ans plus tôt.
Toutes ces personnes, ainsi que les membres de l’équipage, on péri se rendant en Russie pour se recueillir à l’endroit même du massacre de Katyn.
En ce premier anniversaire douloureux de cet évènement qui après avoir réuni la Pologne dans la douleur continue à la diviser pour de sombres prétextes politiques de lutte pour le pouvoir, la Pologne s’est de nouveau réuni pour célébrer de triste anniversaire.
Toute la journée aux quatre coins du pays a été marquée par des hommages, des recueillements, des cérémonies.
Une foule a commencé à se rassembler devant le Palais Présidentiel de Varsovie dès le petit matin, pour rendre hommage au couple présidentiel disparu.
A l’aéroport d’Okecie, d’où est parti le Tupolev , une cérémonie œcuménique a eu lieu dès 7 h du matin, célébré par des officiants des 3 cultes chrétiens.
Une heure plus tard, une messe à laquelle participait le frère du président disparu accompagné des membres du PiS a débuté dans une église de la capitale, pendant que la fille du couple disparu se recueillait devant la tombe de ses parents, dans la cathédrale de Wawel.
Les diplomates polonais en Russie ont déposé une plaque commémorative devant le bouleau sur lequel s’est écrasé le Tupolev présidentiel.
A 8 h 41, au moment où les cloches retentissaient de partout dans le pays, la vie en Pologne s’est arrêtée pour faire place à une minute de silence en hommage aux victimes. C’est à la même heure, un an auparavant, que l’avion s’est désintégré sur le sol russe.
Un ballet incessant de personnalités et d’anonymes déposant des gerbes et allumant des bougies dans les cimetières où reposent les dépouilles des disparus a duré toute la journée.
Une Marche de la Mémoire a été organisée à Cracovie, sous la présidence de la veuve du président de l’IPN, mort dans l’accident. Pendant ce temps, une cérémonie religieuse a eu lieu dans la cathédrale de Wawel.
Mais c’est au cimetière de Powazki, à Varsovie, que le président de la République, Bronislaw Komorowski, a rendu hommage aux victimes, suivi par Jolanta Przewoznik, représentant les familles des disparus.
Le Pape, Benoit XVI, s’est adressé au peuple polonais peut après midi affirmant être solidaire avec le peuple polonais dans cette douleur.
Des cérémonies religieuses ont eu lieu également dans les églises de la Russie et d’autres pays, anciens membres du bloc soviétique.
Bien entendu, la journée a été marquée également par de nombreuses polémiques entre différents partis politiques, qui ont oublié d’enterrer la hache de guerre en cette journée d’anniversaire.
La polémique enfle aussi autour de la pierre commémorative sur le lieu du drame, en effet, les Russes ont modifié l’inscription sur la plaque, notamment en supprimant la mention du meurtre de Katyn ou les intellectuels et officiers polonais ont péri des mains et par ordre des Soviétiques.
Les Russes ont tout simplement procédé à l’échange de la plaque portant l’inscription, à l’insu et sans l’accord des Polonais, le 8 avril dernier.
Sab