FEMEN nous avait fait découvrir le drame d'Oksana Makar il est donc logique que, avant toute chose, nous disions adieu à Oksana qui a été inhumée ce samedi dans son petit village à côté de la ville de Mykolayiv. Un adieu solennel, fait de dignité, au milieu des journalistes, des amis, de la famille, .
Un adieu aux larmes, dans un cercueil recouvert de pétales de roses. Adieu Oksana, nous ne t'oublierons pas, toi qui est devenue dans ton malheur, le symbole des femmes battues, le symbole de la passivité des autorités face à la violence et à la folie des hommes.

Ce samedi était également un jour de protestation pour les Ukrainiennes de Femen qui se trouvaient à Paris afin de défendre la cause des femmes dans le monde musulman. C'est donc avec la Tour Eiffel en arrière plan que nos militantes sont arrivées en Burqa sur le parvis du Trocadéro pour ensuite se dévêtir comme à leur habitude devant un mur d'appareils photos et de caméras.Étrangement, la couverture médiatique de l'évènement est passée largement sous silence en France, comme si, au pays des droits de l'homme, il n'y avait pas de droits pour les femmes. Pourtant Femen s'occupe de défendre les droits des femmes, de toutes les femmes. Le féminisme n'est pas à géométrie variable en fonction d'une idéologie politique ou religieuse. Il existe encore des milliers d'Oksana Makar dans le monde, le combat ne fait que commencer.
Stéphane D.