C'est par un beau
dimanche ensoleillé que nous avons quitté Bukowina
Tatrzanska afin d'aller effectuer la descende de la rivière
Dunajec. Tout en cheminant vers le lieu de notre départ,
le conducteur du minibus qui nous servait également de
guide touristique, nous racontait au fur et à mesure des
kilomètres l'histoire de tel village, de telle église
ou encore de tel rocher
En traversant un petit hameau,
nous avons appris que dans l'église, la messe était
toujours dite en deux langues (en polonais et en slovaque) et
ce depuis de nombreuses années. Nous longeons ensuite un
superbe lac artificiel. Il nous expliqua qu'une lutte acharnée
s'était déroulée entre les habitants et les
autorités et ceci afin de préserver le village,
ce fut en vain (pot de terre contre pot de fer). Le village fut
englouti par les eaux et on le reconstruisit plus au nord (maintenant
les villageois ont une superbe vue sur le lac ! ! !)
Un peu plus loin, nous avons pu apercevoir les ruines du château
d'Oszarow, et c'est après une heure de trajet que notre
guide nous déposa en face du château de Niedzica.
Hélas, par manque de temps (20 min. d'arrêt "
pipi ") nous n'avons pas pu visiter ce château (partie
remise pour l'année prochaine). Lorsque notre petit groupe
fut prêt à repartir, le minibus reprit sa route et
c'est une demi heure plus tard que nos atteignîmes notre
destination. Pas de tracas pour les réservations, car vu
que c'était une excursion organisée (55 zlotys/personnes)
le chauffeur s'occupa de tout, ils ne nous restaient plus qu'à
nous asseoir dans la barque.
L'embarcation pouvait contenir jusqu'à douze personnes
et les deux flisacy . C'est donc au grand complet , sous le soleil
et la bonne humeur que commença la descende du Dunajec.
( 15 kms de trajet).
Deux heures trente de navigation sur les flots suivant les humeurs
de la rivière, tantôt calme et tantôt plus
houleuse. En général, le Dunajec n'est pas une rivière
profonde, (à part quelques endroits où la profondeur
peut atteindre jusqu'à 18 mètres). Après
quelques minutes, le flisacy de tête (qui n'avait pas sa
langue en poche) nous fit remarquer qu'à notre gauche se
trouvait le mont des Trois Couronnes ( turnia Trzech Koron 982
mètres). Celui-ci se lance dans l'histoire de la fable
liée à cet endroit. Nous passons devant les murs
du Couvent Rouge(côté slovaque)et ensuite devant
une source qui se jette dans le Dunajec, (toujours côté
slovaque). Le batelier nous fait remarquer que si on boit l'eau
de cette source, on a une espérance de vie centenaire.
Une dame a alors demandé " peut-on s'y arrêter
" et lui de répondre " on ne peut pas y emmener
les touristes, d'ailleurs qui supporterait la même femme
pendant cent ans, et de conclure que c'est mieux d'en avoir 3
de 33 ".
Nous sommes passé ensuite devant les clairières
de Rowienko et Huta pour ensuite longer le mont Sokolica. (sur
ce rocher on peut remarquer que la nature à dessiner une
forme d'aigle ou de faucon
)
Au fil du courant les paysages sont magnifiques, avec une route
touristique suivant la rivière côté slovaque
et de l'autre côté les rochers escarpés polonais.
Nous passons devant le rocher de " JANOSIC " la légende
raconte que ce dernier fît un bond de 12 mètres afin
de passer de Slovaquie en Pologne et à cet endroit précis
la profondeur du Dunajec est de 12 mètres(c'est la légende
qui le dit, je ne suis pas aller mesurer).
L'aventure continue au fil de l'eau, avec les explications de
notre batelier-guide et c'est comme cela en écoutant légendes
et récits que deux heures trente plus tard nous retrouvions
la terre ferme.
Cela faisait quelques années que je voulais faire cette
descente, maintenant c'est fait.
Afin de rassurer ceux qui voudraient s'y aventurer, le métier
de FLISACY demande beaucoup d'expérience .
Six années sont nécessaire pour former un batelier,
il passe un examen au bout de trois ans et un autre à la
fin de la sixième année et c'est seulement après
cette période que le batelier pourra naviguer en connaissance
de cause sur le Dunajec. Ils la connaisse leur rivière,
vous pouvez donc partir en toute sécurité et en
toute confiance afin d'effectuer la descente.
Vu que ce métier est très rude certains ne travaillent
qu'un jour sur deux.
Comme ils disent au pays " ZAPRASZAMY "
marek@beskid.com